Les pathologies du métabolisme et du tissu adipeux

Plusieurs membres de notre équipe médicale d’Endocrinologie (Dr C. Vatier, Prs C. Vigouroux et Fève) travaillent au sein de l’équipe “Lipodystrophies (LD) génétiques et acquises”, qui est une des 14 équipes du Centre de Recherche INSERM-Université Paris 6 UMR U_938 (Dirigé par le Pr. Bruno Fève).

 

Notre équipe associe des chercheurs et des cliniciens, qui travaillent en étroite collaboration avec les services de Cardiologie, AMP, Biologie Moléculaire et Biochimie des hôpitaux Saint-Antoine et Tenon. Nous avons mis en oeuvre des approches complémentaires afin d’évaluer, dans différents types de LD, les bases moléculaires et cellulaires de leur physiopathologie, de développer l’investigation clinique et des biomarqueurs des complications métaboliques et cardiovasculaires, ainsi que des stratégies thérapeutiques originales.

Nos travaux sur les LD génétiques incluent: i) la recherche de nouveaux gènes responsables de lipodystrophies génétiques; ii) le rôle du stress du reticulum endoplasmique et de l’autophagie dans les cellules et tissus derivés de patients; iii) l’impact d’un traitement des patients par la leptine recombinante sur les paramètres métaboliques et histologiques, et le profil d’expression génique dans le tissu adipeux; iv) la mise au point de cellules souches pluripotentes induites, derivées d’individus normaux ou de patients afin de décrypter les mécanismes par lesquels les différentes mutations altèrent la différenciation et les fonctions des adipocytes, des cellules endothéliales, et des cellules musculaires lisses.

Nous étudions aussi les LD associées à l’infection VIH, et les comorbidities associées à l’âge de ces patients, avec plusieurs objectifs physiopathologiques: i) caractériser l’influence des protéines du VIH et de nouvelles molécules anti-rétrovirales sur différents lignages cellulaires (adipocytes, cellules endothéliales, cellules musculaires lisses, cellules souches mésenchymateuses); ii) déterminer la physiopathologie de la lipohypertrophie tronculaire; iii) analyser le microbiote des patients infectés par le VIH afin d’établir si une dysbiose pourrait contribuer à la LD et aux complications associées; iv) poursuivre le suivi métabolique et cardio-vasculaire et hépatique de plusieurs cohortes de patients VIH, en fonction de marqueurs inflammatoires et du statut immunitaire.

Les LD induites par les glucocorticoïdes sont également étudiées par plusieurs approches complémentaires: i) analyse à travers des modèles murins pharmacologiques ou transgéniques du rôle des récepteurs des glucocorticoïdes et des minéralocorticoïdes dans le développement et le métabolisme du tissu adipeux; ii) détermination du rôle des glucocorticoïdes dans la modulation de la néoglycérogenèse; iii) identification chez les patients souffrant d’un syndrome de Cushing des protéines contribuant à la LD; iv) identification des facteurs clinico-biologiques prédictifs d’une LD induite par une corticothérapie à hautes doses; v) études interventionnelles pour prévenir la LD induite par les glucocorticoïdes.

Nous développons également un nouvel axe évaluant l’impact des pathologies métaboliques et du tissu adipeux sur le contrôle de la fertilité.